Indochine en concert. C'était hier soir, le vendredi 20 octobre. Le seul mot me venant à l'esprit est "féerique".
La salle du Zénith à Toulon était remplie. On se trouvait, avec Dori et Chloé, dans la fosse, au dexiéme rang au bout du "T" que formée la scéne.
La premiére partie était relativement banale, pour ne pas dire chiante. L'attente devenait insuportable "Putaiiiiiiin on veut Indoooooooooo". C'était un petit groupe composé seulement d'une femme enceinte (chanteuse) et de son guitariste. La musique et les rythmiques étaient assez semblables. Les paroles, incomprehensibles à cause de la musique qui était trop forte. "Je fais haaan avec mon sex toy en plastoc" ou encore "Je suis ta p'tite pétasse", voila les deux seules phrases que nous avons comprises. Direct aprés leurs sorties, les techniciens viennent installer le décor derriére les épais rideaux noirs qui nous séparent encore du groupe. Ensuite, la lumiére s'éteint et le son de l'horloge retentit dans la salle assombrie "Tic tac tic tac tic tac...". Silence total. Puis, projettée sur le rideau central, la petite fille avec son tambour. Elle marche et joue de son instrument. Puis une autre apparée, et encore une autre, jusqu'a avoir quatre (me semble t-il) filles indentiques. Aprés quelques minutes, le rideau tombe d'un coup. Et les premiers accords de Dunkerque (merci Chloé) qui se retentissent. Voila, le groupe est face à nous. Ou presque, juste un voile blanc/transparent nous sépare encore légerement d'eux bien que nous les ayons clairement dans notre champs de vision (qui semblait iréel dailleurs). Nico au centre vêtu d'une chemise bordeau/pourpre, d'un debardeur noir (assez moulant pour laisser entrevoir ses abdominaux), d'un pantalon lui arrivant en haut des chevilles noir tenu par une ceinture et des petites chausettes noires. Boris à sa gauche, Oli de Sat et Mr Mark à sa droite, Mr Shoes derriére lui avec Matu à sa droite derriére. Ils étaient tous autour de mini collines vertes disposées au sol parsemées de grosses fleurs rouges. Sur notre gauche de la scéne, quatres grands arbres nus. Trois grands écrans de part et d'autre du "T" et un au centre. Les images de l'univers d'Alice et June defilent sur le voile blanc, beaucoup de fleurs pourpres et de papillons en tête de mort. On en à plein la vue à ce moment là. Mais ce n'est que le debut. Le voile tombe. Puis, Alice et June qui commence, le public (nous incluant Chloé, Dori et moi bien sûr) se dechaine et chante avec Nico les paroles. Sur les écrans géants, Alice et June sur une balancoir comme sur la pochette de l'album. Mon coeur bat à toute vitesse. Pas lontemps aprés, les premieres notes de Morphine se font entendre. Nico faisant le rythme avec un tombour et deux baguettes. Le coeur qui bat encore plus vite. Orgasme. Puis un des moment les plus fort, la chanson gang bang, une de mes préférées de l'album. Dans ma tête "Han, mon dieu, j'vais creveeer". Les larmes aux yeux toute la chanson, arrivant à peine à chanter et à bouger avec l'emotion engendrée, je me retiens de pleurer. Ensuite, voici Adora. Les écrans géants projettaient June delassant ses bottinnes et se déshabillant à mesure que la chanson defile. Orgasme. Puis peu de temps aprés, la chanson June. Une chanson qui signifie beaucoup pour moi. La voix de Nico toujours merveilleuse. Les musiciens toujours parfaits. Sur les ecrans géants, on peut y voir June, dans un bain en train de pleurer et de crier de desespoir (une sensation famillaire pour moi). Les larmes sont trop lourdes pour être retenues. "Désolée Nico". Vient le tour de Marilyn, c'était... "Putain !!". Sur les écrans géants, des lapins roses avec des uzis dans les mains. Orgasme. Puis le groupe enchaine sur Punker, c'est l'hysterie gérerale "Est ce que tu viendras faire le sexe avec moi ?!" "Mais oui putain Nico on veut faire le sexe avec toi !!". Orgasme. Pas lontemps aprés, la session acoustique. Boris, Oli de Sat et Nico à même pas un métre de nous. Des guitares séches dans les mains et des tabourets pour s'assoir. La session acoustique est composé de trois chansons, Revolution, Salômbo et La colline des roses. "Salômbooo au Pakistaaan". Emotions indescriptibles. Quelques larmes. Orgasme. Puis, le tant attendu 3 nuits par semaine qui fait bouger et chanter la foule à tue-tête "Désolée Chloé pour tes tympaaaan". Les gens qui se compressent, qui se sautent sur les pieds, qui donnent des coups de tout les côtés et un grand je m'en-foutisme "C'est pas grave, on saute, on danse, on crit on s'en fou d'avoir mal partout, plus rien ne compte !!". Nico qui fait chanter le public a accroché à son micro (qu'il trimballe de partout), une camera qui retransmé en direct toutes nos petites têtes degoulinantes de sueur sur les écrans géants. Tout le monde est dechainé. Orgasme. Ensuite, J'ai demandé a la Lune. Nico toujours aussi sensuel dans ces gestes, il tient le micro et chante d'une douceur si entrainante. Il tent de temps à autres ses mains pour toucher les fans. Orgasme. Puis, Electrastar et Miss Paramount suivies de Pink Water. Sans Brian Molko mais tellement bien ! "Putaiiiiin, putaiiiiiin !!!". Suivit de l'Aventurier. Tout le monde se remet à danser dans tout les sens. "Bob Morane contre tout chacal, l'aventurier contre tout guerrier". Nico, plus en forme que jamais saute de tout les côtés et fait chanter le public qui s'egosille. Pour finir, l'ambiance devient d'autant plus extraordinaire que le groupe nous fait vibrer au son de Tallula. Nico fait monter tour à tour des fans sur la scéne et leurs fait des câlins. L'emotion est à son comble. Le groupe nous remercie pour ensuite quitter la scéne. Des cris, des sanglots, des applaudissements resonnent dans le Zénith.
C'est la fin.
Dur de sortir de la scéne, on titube avec le regard dans le vide essayant de se reconnecter à la réalité. Aprés quelques achats, on va attendre aux grilles derriére, sous la pluie, avec l'espoir de les voir une derniére fois. Au bout d'environ trois quart d'heure, Boris et Oli sortent. Aprés des sourires, des mots, des autographes et des rires échangés, on regagne la voiture avec la tête encore emplie de rêves et les melodies chevillées au coeur. L'univers d'Indochine, spécial et si prenant.
Ce concert c'était un trou d'espace temps, un rêve. Non ce n'était pas réel. Impossible que ce soit la réalité. Impossible qu'ils existent. C'était si magique, si féerique, si planant. Soirée riche en émotions fortes. MERCI INDOCHINE.
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